Billet d'invité : L’indispensable formation continue du traducteur

Aujourd'hui je vous propose un article rédigé par Laura Pedeau, spécialiste du marketing et la communication 2.0 travaillant au sein de l’agence de traduction TranslateMedia. Laura nous explique en quoi la formation continue peut contribuer au succès des traducteurs et comment l'intégrer à la pratique quotidienne de notre métier.


 

Apprendre et s’améliorer sans cesse sont les seuls moyens pour un traducteur de rester précis et de fournir un travail de traduction toujours plus pertinent. Les traducteurs doivent être constamment sur le qui-vive afin de faire face à l’évolution permanente du secteur de la traduction, du monde des affaires ainsi que des nouvelles technologies.

 

Ce thème est un des points clés de  « Practical Guide for Translators » de Geoffrey Samuelsson-Brown, un vétéran de l’industrie de la traduction ayant lancé sa propre agence de services de traduction.

Les traducteurs devraient concentrer leurs efforts dans les deux grands domaines d’étude suivants:

 

1)     Spécialisation et anticipation

 

Pour se démarquer et être toujours plus demandés par les clients, les traducteurs devraient suivre les trois conseils suivants  :

 

  • Se spécialiser dans un sous-domaine technique : la spécialisation est indispensable pour se démarquer de ses concurrents. Par exemple, la traduction et la localisation de sites Internet permettent de se voir confier plus de projets, mais il existe de nombreux autres domaines de spécialisation. De nos jours, les entreprises sont de plus en plus demandeuses de linguistes non seulement spécialisés, mais aussi capables de s’adapter aux récents développements et aux nouvelles technologies du monde des affaires. Certains organismes proposent des formations continues pour renforcer la spécialisation des traducteurs. C’est par exemple le cas de l’organisme Communicaid qui propose, entre autres, des formations sur le vocabulaire médical en anglais.
  • Anticiper les tendances : On peut citer ici l’exemple des énergies alternatives et     renouvelables, qui au vu de l’évolution de l’orientation des politiques environnementales des grandes entreprises auront sans doute un bel avenir devant elles. Pour vous tenir informés, lisez la presse économique et visitez des salons professionnels dans les domaines qui vous intéressent. 
  • Se spécialiser en fonction de sa langue maternelle : votre langue cible peut également orienter vos choix. Par exemple, si votre langue maternelle est le japonais, le génie mécanique ou la robotique seront sans doute des domaines de spécialisation porteurs, puisque ces deux secteurs sont au coeur de l'économie japonaise et que les entreprises japonaises sont nombreuses à s’internationaliser.

De nombreux cours en ligne et plusieurs ouvrages peuvent aider les traducteurs à choisir leur domaine de spécialisation et à déceler les perspectives de croissance de certains secteurs. L’organisme Ci3M propose par exemple des formations continues pour les traducteurs techniques désireux de renforcer leur spécialisation ou de se diversifier.

 

Le monde actuel est en évolution constante grâce au développement des technologies de l’information et de nouvelles techniques de communication. Pour ne manquer aucune opportunité, le traducteur doit apprendre sans cesse et s’intéresser à tout ce qui l’entoure.

 

2)     Ne pas se cantonner à la linguistique

 

Les traducteurs doivent aussi se former au commerce et à la vente. Grâce à la technologie moderne, le traducteur peut réaliser ceci directement en ligne et en parallèle de son travail linguistique.

  • Maîtriser le marketing, une donnée essentielle : le marketing est l’un des domaines clés de l’entreprise que les traducteurs doivent apprendre à maitriser. Les entreprises recherchent de plus en plus des traducteurs formés dans ce domaine et plus généralement en commerce. De plus, la maîtrise des techniques de marketing est aussi un atout pour la gestion de leurs propres entreprises et de leurs relations clients. En France, les Chambres de commerce et d'industrie et l'Agence France Entrepreneur (AFE) peuvent vous orienter vers des formations en gestion d'entreprise adaptées à vos besoins.
  • Être à l’affut : le traducteur se doit de toujours être à l’affut des tendances actuelles et à venir. Il pourra alors s’adapter et avoir une avance non négligeable sur les traducteurs ne s’intéressant pas aux évolutions du monde actuel.
  • Maîtriser parfaitement les nouvelles technologies : Le monde des affaires a profondément changé, entrainant avec lui des modifications du métier de traducteur et de la gestion de ses projets. L’Internet, mais aussi les logiciels puissants et innovants, ont changé le rapport du traducteur à son travail. Aujourd’hui, pour réussir, les nouvelles générations de traducteurs ne peuvent se passer des nouvelles technologies. Les associations professionnelles ont bien compris ce besoin et proposent de nombreuses formations pour apprendre aux traducteurs à mieux utiliser ces nouveaux outils.

Le traducteur n’est pas un simple expert de la langue. Il se doit aussi de maîtriser d’autres aspects de son environnement. La maîtrise des nouvelles technologies est ainsi devenue aussi indispensable que l'acquisition de connaissances en gestion des entreprises.

 

Travailler en ligne, envoyer des fichiers, prospecter, tout cela se fait la plupart du temps en ligne et si les traducteurs ne sont pas constamment formés à l’évolution de ces techniques, ils risquent de très vite voir le nombre de leurs projets diminuer.

 

Pour aller plus loin :

 

Formation des traducteurs

Formation linguistique

  • Communicaid (Formations linguistiques et anglais technique)
  • Berlitz (Formations individuelles et à distance)

Formation pour adultes (gestion d'entreprise, informatique, domaine de spécialité, etc.)


À propos de l'auteur
Laura Pedeau, spécialiste du marketing et de la communication 2.0, réalise toute la stratégie de contenu Internet et de communication en ligne de l’agence TranslateMedia pour la partie française de ses activités. 

TranslateMedia

TranslateMedia est une agence de traduction offrant des services linguistiques par et pour les professionnels et ce 24h sur 24 et 7 jours sur 7 depuis ses bureaux du monde entier.


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Commentaires : 4
  • #1

    Carolyn Yohn (mercredi, 18 avril 2012 08:35)

    C'est un tres bon resume du "quoi" en developpement professionelle, mais une chose qui manque c'est le "comment". Dans mon experience, des recontres avec vos collegues traducteurs/traductrices est la meilleure chose pour apprendre ce qui se passe dans votre specialisation, dans l'industrie, etc. Discuter avec d'autres professionelles vous apporte une nouvelle point de vue et rend le processus de vous ameliorer sans cesse beaucoup plus facile. "Two heads are better than one", non? Deux (ou 3, 5, 10!) tetes valent mieux qu'une.

  • #2

    trematranslations (mercredi, 18 avril 2012 11:29)

    Tu as bien raison Carolyn. J'en profite d'ailleurs pour indiquer le lien vers la page des formations proposées par la Société française des traducteurs : http://www.sft.fr/fo/public/evenement/accueil/index. Les associations professionnelles offrent régulièrement d'excellentes formations pour nous permettre de maintenir ou de parfaire nos connaissances, tout en nous donnant l'occasion de nous réunir et d'échanger avec nos collègues.

  • #3

    loic D (mercredi, 18 avril 2012 15:19)

    Je constate que le fait de simplement maitriser une langue ne suffit pas, une specialisation est necessaire. Mais quel sont les secteurs les plus porteurs et y a-t-il des domaines en manques de traducteurs?

  • #4

    trematranslations (mercredi, 18 avril 2012 16:19)

    Merci pour ton message Loïc. Comme Laure l'évoque dans son article, la traduction et la localisation de sites web sont des spécialisations particulièrement demandées en ce moment. Les domaines de la santé, du droit et des nouvelles technologies sont également porteurs. Le mieux est de choisir un domaine qui te passionne ou dans lequel tu as étudié ou travaillé dans une vie antérieure (le commerce international dans mon cas, mais pourquoi pas la photographie, la comptabilité, l'armement militaire... ). Enfin, pour son point de vue intéressant sur la question de la spécialisation, je te recommande l'excellent billet de Céline Graciet : "Traduction et spécialisation" (http://www.nakedtranslations.com/fr/2007/traduction-et-spcialisation). J'espère que ça t'aidera !